Projet d’amélioration de la résilience des communautés côtières au Ghana et en Côte d’Ivoire : ONU-Habitat conduit des missions de supervision et d’engagement communautaire
17 septembre 2025
Pour protéger les populations côtières des effets de l’érosion et de la montée des eaux, ONU-Habitat mène des missions de terrain et mobilise les communautés dans le cadre du projet d’amélioration de la résilience au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Dans le cadre du Projet d’amélioration de la résilience des communautés côtières au Ghana et en Côte d’Ivoire, financé par le Fonds d’Adaptation, ONU-Habitat a conduit, entre août et septembre 2025, une série de missions de supervision et d’engagement communautaire dans les deux pays. Ce projet, financé à hauteur de 14 millions de dollars américains, vise à renforcer la capacité d’adaptation de 21 communautés côtières dont 10 en Côte d’Ivoire et 11 au Ghana pour plus de 126 000 bénéficiaires directs sur la période 2024–2028.
Des communautés fragilisées par l’érosion et la montée des eaux
En Côte d’Ivoire, les missions ont été menées conjointement avec Habitat for Humanity, partenaire de mise en œuvre du projet. Les équipes se sont rendues dans les départements de Jacqueville et Grand-Bassam, où se situent les 11 communautés bénéficiaires.
Les observations réalisées sur le terrain ont mis en évidence l’ampleur des impacts de l’érosion côtière et du ruissellement des eaux pluviales, notamment dans les localités d’Azuretti (Grand-Bassam) et de Tefredji (Jacqueville). Ces phénomènes se traduisent par l’effondrement d’édifices situés le long du littoral, le déplacement de populations et la réduction des activités économiques liées au tourisme et à la pêche.
Un projet structurant pour la résilience climatique
Le projet, mis en œuvre en partenariat avec le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique (MINEDDTE) en Côte d’Ivoire, a pour objectif de renforcer la résilience des communautés côtières face aux effets du changement climatique, notamment la submersion marine et l’érosion des sols.
Les principales actions prévues comprennent :
- La construction d’infrastructures résilientes fondées sur la nature ;
- La restauration des écosystèmes de mangrove ;
- La promotion de solutions alternatives de subsistance pour les ménages affectés.
Ces interventions visent à offrir aux populations locales des moyens durables d’adaptation tout en préservant les écosystèmes côtiers.
Les communautés locales ont activement participé aux rencontres, exprimant leur engagement à accompagner la mise en œuvre du projet. Lors du rassemblement tenu à Tefredji, village du département de Jacqueville, le chef de communauté a salué cette initiative, porteuse d’espoir pour les populations côtières : « Nous sommes heureux du lancement de ce projet dans notre village et espérons qu’il apportera des solutions durables à nos préoccupations. Nous nous engageons à y participer pleinement pour mieux protéger notre environnement et renforcer notre résilience face aux effets du changement climatique. »
Une approche partenariale et régionale
Outre Habitat for Humanity, le projet bénéficie de l’appui de l’Université de Twente (Pays-Bas), chargée de la planification spatiale, et de la Convention d’Abidjan, responsable du partage d’expériences et de bonnes pratiques à l’échelle sous-régionale. Cette approche partenariale assure l’intégration de solutions adaptées aux réalités locales.
À travers cette initiative, ONU-Habitat réaffirme son engagement à accompagner les pays africains dans leurs efforts d’adaptation au changement climatique. Le projet contribuera à renforcer la résilience socio-économique et environnementale des communautés côtières du Ghana et de la Côte d’Ivoire, tout en soutenant une gestion durable des ressources naturelles.