Zones cacaoyères : renforcer l’action communautaire contre les violences basées sur le genre
05 décembre 2025
La prévention des violences basées sur le genre constitue un levier essentiel pour renforcer la cohésion sociale, l’égalité entre les femmes et les hommes et le développement durable des communautés. À l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, la FAO a intensifié ses actions dans les régions de l’Agnéby-Tiassa et de La Mé, en mobilisant les communautés rurales autour de solutions concrètes et durables, en lien avec les Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 5 sur l’égalité de genre.
À l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a intensifié ses actions de sensibilisation dans les régions de l’Agnéby-Tiassa et de La Mé, illustrant son engagement en faveur de systèmes agroalimentaires durables, inclusifs et respectueux des droits humains.
Ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet PROMIRE, qui promeut une production cacaoyère sans déforestation tout en intégrant la prévention des violences basées sur le genre et la lutte contre le travail des enfants comme leviers essentiels du développement rural durable.
Pendant quatre jours, les communautés rurales d’Aboudé-Mandéké, Boussoukro, Biasso et Mébifon ont pris part à des échanges participatifs axés sur les VBG et le travail des enfants, deux problématiques persistantes dans les zones agroforestières. Menée en collaboration avec les Directions régionales du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, la campagne a permis de sensibiliser 408 personnes, dont 272 femmes, renforçant ainsi la capacité des communautés à prévenir, identifier et signaler les violences.
Représentant le Représentant résident de la FAO, Mme Guéi Marie Hortense, assistante chargée de programme, a rappelé que la lutte contre les inégalités de genre et les violences est indissociable de la transformation durable des systèmes alimentaires :
« La FAO agit aux côtés des communautés pour prévenir les violences basées sur le genre, protéger les enfants, promouvoir l’égalité et créer des espaces sûrs pour les femmes et les jeunes. C’est une responsabilité collective et un préalable au développement durable. »
Les séances de sensibilisation ont permis d’aborder les différentes formes de violences, leurs conséquences sociales, psychologiques et économiques, ainsi que les mécanismes locaux de signalement et de prise en charge, contribuant à lever les tabous et à renforcer la confiance au sein des communautés.
À Aboudé-Mandéké, Mme N’Gatta Assahoré Abo Martine, présidente de la coopérative N’Gbossou, témoigne de l’impact immédiat de l’initiative :
« Nous avons compris que le silence protège la violence. Aujourd’hui, nous savons comment réagir et vers qui nous tourner pour protéger nos enfants et nous-mêmes. »
Un message partagé à Biasso, dans la région de La Mé, où Brou Anne Marie, présidente d’un groupement de femmes, souligne que ces actions donnent aux communautés les outils nécessaires pour prévenir, dénoncer et agir durablement contre les VBG et le travail des enfants.
Les autorités coutumières ont également été associées à la mobilisation. Le chef du village d’Aboudé-Mandéké, Nanan Gnangoran, a réaffirmé l’engagement de sa communauté à soutenir toutes les initiatives visant à protéger les populations vulnérables et à renforcer la cohésion sociale.
En impliquant étroitement les communautés rurales, les leaders traditionnels et les organisations féminines, la FAO, à travers le projet PROMIRE, contribue à bâtir une riposte communautaire durable contre les violences basées sur le genre et le travail des enfants dans les zones de production cacaoyère, en cohérence avec les Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 5, l’ODD 8 et l’ODD 16.