Histoire
09 février 2026
Dialogue de haut niveau sur le développement : la Côte d’Ivoire et ses partenaires appellent à des financements mieux alignés pour réussir la mise en œuvre du PND 2026–2030
Des responsables gouvernementaux, des partenaires techniques et financiers, des institutions régionales et les Nations Unies ont appelé à mieux aligner les financements sur les priorités nationales afin d’accélérer la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026–2030. Ce message a été au cœur du Dialogue de haut niveau sur le développement, co‑organisé le 9 février 2026 à Abidjan par le le Système des Nations Unies et le Ministère du Plan et du Développement.La rencontre a placé au centre des échanges le PND 2026–2030, récemment adopté, ainsi que les enseignements de la 4ème Conférence internationale de Séville sur le financement du développement (30 juin-3 juillet 2025), notamment la réforme de l’architecture financière internationale, la diversification des instruments de financement et le renforcement du multilatéralisme au service des Objectifs de développement durable (ODD). Un contexte mondial exigeant qui impose de nouveaux choixLa Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Hélène N’Garnim Ganga, a rappelé que les avancées depuis l’Agenda 2030 restent fragiles, dans un contexte de crises géopolitiques, climatiques et financières.« Dix ans après l’adoption de l’Agenda 2030, les marges de manœuvre se réduisent alors même que les attentes des populations restent élevées », a-t-elle expliqué.
Selon elle, les conclusions de Séville confirment qu’aucun plan national de développement ne peut réussir sans un multilatéralisme efficace et des financements mieux adaptés aux besoins des pays. Le PND 2026–2030 : une ambition structurante pour une nation stable, ambitieuse et solidairePrésentant les orientations du nouveau PND, le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a rappelé l’objectif d’une croissance moyenne de 7,2 % et la volonté de réduire la pauvreté à moins de 20 % d’ici 2030. Le plan projette plus de 114 000 milliards FCFA d’investissements, dont plus de 70 % portés par le secteur privé.Il a insisté sur l’importance d’un financement orienté vers les priorités nationales :« L’enjeu majeur est d’assurer l’alignement des financements des partenaires sur les priorités du PND afin que chaque appui contribue directement aux objectifs définis par le Gouvernement. » Financer autrement : cohérence, innovation et nouvelles approchesLes discussions techniques ont convergé vers un constat : financer autrement implique de repenser l’orientation stratégique des ressources.L’économiste du Bureau de la Coordonnatrice résidente, Bouba Housseini, a souligné que le déficit mondial de financement des ODD s’accroît, porté par l’endettement et la baisse progressive de l’aide publique sur le développement. Il a rappelé les principaux points de l’Engagement de Séville, notamment : • le renforcement de la mobilisation des ressources nationales ; • la réduction du coût de la dette ; • la nécessité de financements innovants ; • l’appel à réformer l’architecture financière internationale. Dans le même esprit, Peter Linnér, de la Fondation Dag Hammarskjöld, a insisté sur le rôle des fonds communs et du UN Funding Compact pour améliorer la prévisibilité, la flexibilité et la cohérence des appuis du Système des Nations Unies. Des mécanismes indispensables pour éviter la fragmentation et renforcer l’alignement avec les priorités nationales.Le Représentant résident de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Gustave Diasso, a, pour sa part, rappelé que la région dispose d’outils financiers robustes — partenariats public‑privé, obligations vertes et sociales, instruments de finance durable — qui peuvent soutenir le financement du PND. Des leviers essentiels pour réussir la mise en œuvre du PNDLes participants — partenaires, secteur privé, diplomates, organisations régionales — ont souligné plusieurs conditions de succès du PND :La stabilité macroéconomique et réglementaire comme fondement de la confiance ;La nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures ;Le rôle central du secteur privé, moteur du PND ;L’importance de la transparence, de la gouvernance et de la digitalisation ;L’intégration transversale du genre, de l’équité territoriale et de la protection sociale. La qualité des échanges a confirmé une conviction partagée : le PND 2026–2030 ne deviendra un véritable levier de transformation que si les financements sont mieux orientés, mieux coordonnés et utilisés de manière plus efficiente. Les participants ont conclu que financer le développement autrement signifie investir de manière plus cohérente, alignée et stratégique sur les priorités nationales, afin d’amplifier l’impact des ressources mobilisées et d’accélérer les progrès vers les ODD.
Selon elle, les conclusions de Séville confirment qu’aucun plan national de développement ne peut réussir sans un multilatéralisme efficace et des financements mieux adaptés aux besoins des pays. Le PND 2026–2030 : une ambition structurante pour une nation stable, ambitieuse et solidairePrésentant les orientations du nouveau PND, le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a rappelé l’objectif d’une croissance moyenne de 7,2 % et la volonté de réduire la pauvreté à moins de 20 % d’ici 2030. Le plan projette plus de 114 000 milliards FCFA d’investissements, dont plus de 70 % portés par le secteur privé.Il a insisté sur l’importance d’un financement orienté vers les priorités nationales :« L’enjeu majeur est d’assurer l’alignement des financements des partenaires sur les priorités du PND afin que chaque appui contribue directement aux objectifs définis par le Gouvernement. » Financer autrement : cohérence, innovation et nouvelles approchesLes discussions techniques ont convergé vers un constat : financer autrement implique de repenser l’orientation stratégique des ressources.L’économiste du Bureau de la Coordonnatrice résidente, Bouba Housseini, a souligné que le déficit mondial de financement des ODD s’accroît, porté par l’endettement et la baisse progressive de l’aide publique sur le développement. Il a rappelé les principaux points de l’Engagement de Séville, notamment : • le renforcement de la mobilisation des ressources nationales ; • la réduction du coût de la dette ; • la nécessité de financements innovants ; • l’appel à réformer l’architecture financière internationale. Dans le même esprit, Peter Linnér, de la Fondation Dag Hammarskjöld, a insisté sur le rôle des fonds communs et du UN Funding Compact pour améliorer la prévisibilité, la flexibilité et la cohérence des appuis du Système des Nations Unies. Des mécanismes indispensables pour éviter la fragmentation et renforcer l’alignement avec les priorités nationales.Le Représentant résident de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Gustave Diasso, a, pour sa part, rappelé que la région dispose d’outils financiers robustes — partenariats public‑privé, obligations vertes et sociales, instruments de finance durable — qui peuvent soutenir le financement du PND. Des leviers essentiels pour réussir la mise en œuvre du PNDLes participants — partenaires, secteur privé, diplomates, organisations régionales — ont souligné plusieurs conditions de succès du PND :La stabilité macroéconomique et réglementaire comme fondement de la confiance ;La nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures ;Le rôle central du secteur privé, moteur du PND ;L’importance de la transparence, de la gouvernance et de la digitalisation ;L’intégration transversale du genre, de l’équité territoriale et de la protection sociale. La qualité des échanges a confirmé une conviction partagée : le PND 2026–2030 ne deviendra un véritable levier de transformation que si les financements sont mieux orientés, mieux coordonnés et utilisés de manière plus efficiente. Les participants ont conclu que financer le développement autrement signifie investir de manière plus cohérente, alignée et stratégique sur les priorités nationales, afin d’amplifier l’impact des ressources mobilisées et d’accélérer les progrès vers les ODD.