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19 septembre 2026
Un outil pour mieux comprendre l'ONU au niveau national : La Côte d’Ivoire, les Nations Unies et la Suisse présentent le Guide pratique du système opérationnel des Nations Unies
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18 septembre 2026
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15 septembre 2026
Épargne, crédit et résilience : il faut tout un village
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Les objectifs de développement durable en Côte d'Ivoire
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en Côte d'Ivoire:
Histoire
01 septembre 2026
Comment la Côte d’Ivoire fait progresser l’éducation des filles et le leadership des femmes
« Toutes les jeunes filles doivent aller à l'école. » - Fatima Koné est élève au CM1 à l’école primaire Dembasso dans la région de Bagoué en Côte d’Ivoire. Elle connaît la valeur de l’éducation. « J’ai appris à écrire et à lire à l’école », dit-elle fièrement. Ses matières préférées sont les mathématiques et les sciences, et son rêve est de devenir sage-femme. Dans sa communauté, les filles ne sont pas toutes scolarisées.Beaucoup se heurtent à des obstacles qui les empêchent de poursuivre leur scolarité : tâches ménagères, mariages précoces, coût des fournitures scolaires et frais de scolarité, inquiétudes des parents concernant la sécurité, ainsi que le manque d'enseignantes et de femmes à la direction des établissements. L'éducation des filles commence au sein de la communautéPartout en Côte d’Ivoire, des mères contribuent à faire tomber ces barrières en encourageant les parents et les responsables d’enfants à scolariser les filles. Mariam Touré, l’une de ces mères engagées, conseille aux parents de parler ouvertement avec leurs filles de l’importance d’aller à l’école. « Nous [les adultes], on ne sait ni lire ni écrire. Ce n'est pas facile. On ne peut pas laisser nos enfants devenir comme nous. » dit-elle.Une autre mère, Patricia Ouattara, explique comment les mentalités ont commencé à évoluer dans son village. « Ici, c'est un village musulman. Pour les parents, l'école c'est pour les garçons, pas pour les filles. Le directeur est venu me voir pour me dire qu'on devait créer un groupe au sein de l'école pour sensibiliser les parents, et ils ont accepté l'idée. Toutes les petites filles du village vont désormais à l’école. »Sans ces actions en faveur de l'éducation des filles, beaucoup d'entre elles seraient encore exposées au risque d'abandon scolaire et auraient peu de chances de se construire un avenir prospère.Des mères qui soutiennent l'éducation des fillesEn 2025, Mariam et Patricia sont devenues présidentes de leur club local des mères d’écolières et collégiennes. Ces clubs s’inscrivent dans un mouvement national visant à accroître la scolarisation des filles dans le cadre du Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base (PATEB) mis en place par le gouvernement.Le Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base vise à rendre l’éducation plus équitable et à améliorer la qualité de l’apprentissage pour tous les élèves. Il est soutenu par un financement pour la transformation du système de 35,9 millions de dollars pour la période 2024-2028, octroyé par le GPE, avec le soutien de l’UNESCO pour sa mise en œuvre. Ces clubs ont été créés à l’initiative du ministère de l’Éducation et de la Jeunesse afin de maintenir les filles à l’école en impliquant directement les mères dans le soutien et le suivi de l’éducation de leurs enfants.Une étude menée par l’UNICEF Innocenti (Data Must Speak) a montré que ces clubs constituent un moyen efficace et relativement peu coûteux de réduire les taux d’abandon scolaire chez les filles. En 2022, 11 % des écoles primaires disposaient d’un club. Grâce au financement du GPE, les clubs existants sont aujourd’hui renforcés et de nouveaux voient le jour. À ce jour, 90 clubs ont été créés dans des écoles primaires et 30 dans des établissements ruraux du premier cycle du secondaire.L’extension de ce soutien au premier cycle du secondaire est particulièrement importante, puisque seules 58 % des filles achèvent ce niveau d’enseignement en Côte d’Ivoire.Donner aux communautés les moyens de progresser vers l'égalité des genresOutre la sensibilisation des parents, ces clubs offrent un canal de communication direct avec les jeunes filles confrontées à des difficultés telles que les grossesses précoces et les violences basées sur le genre.« Ce projet nous a permis de mettre sur pied des activités pour aider nos écolières et collégiennes à pouvoir avancer dans leurs études et transformer leur quotidien et leur mentalité. Nous organisons des réunions afin de sensibiliser les filles sur les dangers liés aux grossesses précoces. Elles ont permis aux filles de se rapprocher. Ici, dans le Nord, les questions concernant le genre sont tabou. Nous demandons aux femmes de conseiller leurs filles à la maison et de les aider à prendre les études au sérieux. » Mouroufié Née N’Guessan - Enseignante au Collège Moderne de Banankoro, région de Folon, Côte d’IvoireCes clubs apportent également une aide financière aux filles dont les familles n'ont pas les moyens de payer les frais de scolarité. Les femmes créent de petites coopératives, notamment dans le domaine agricole, et utilisent les revenus générés pour aider les enfants à rester à l'école.« Le club nous a donné les outils nécessaires aux travaux des champs et des jardins. Ils nous ont donné une moto pour transporter les oignons et les tomates que l’on cultive. Grâce à cela, on arrive à répondre aux besoins de nos enfants pour payer les fournitures et les frais de scolarité. »Mariam Touré - Présidente du Club des mères d'écolières et collégiennes de Banankoro, région de Folon, Côte d’IvoirePromouvoir le leadership des femmes dans le domaine de l'éducationOutre le soutien apporté à l'éducation des filles au niveau communautaire et scolaire, le gouvernement met en œuvre d'importantes réformes systémiques qui contribuent davantage aux objectifs d'équité du secteur.Si la présence des femmes dans l'éducation s'est améliorée au cours de la dernière décennie, les inégalités persistent. Dans l’enseignement primaire, la proportion d’enseignantes est passée de 26 à 38 % entre 2014 et 2024. Au secondaire, elle est restée faible, passant seulement de 15 % à 17 % au cours de la même période. En 2024, les femmes ne représentaient que 13 % des directeurs d’école primaire et 22 % des chefs d’établissement secondaire.Ces inégalités se retrouvent également dans l’administration de l’éducation. « Au sein du ministère, plus de 70 % des postes décisionnels sont occupés par des hommes », explique Georgette Brou, directrice de l’Équité et de l’Égalité des genres au ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique. Ces déséquilibres ne constituent pas seulement un problème d’équité, ils peuvent également affecter le fonctionnement du système éducatif. Le programme Women in Learning Leadership (Les femmes dans le leadership éducatif) de l’IIPE-UNESCO montre que la présence de femmes dans l’enseignement et aux postes de direction peut améliorer les performances des établissements scolaires.En Côte d’Ivoire, les établissements dirigés par des femmes enregistrent des taux de passage dans la classe supérieure plus élevés pour l’ensemble des élèves, filles et garçons confondus, que ceux dirigés par des hommes.Un engagement politique fortLe gouvernement a donc lancé une réforme ambitieuse visant à promouvoir un accès équitable aux postes de direction dans le secteur de l'éducation.« En 2025, le ministère de l'Éducation a franchi un cap symbolique, avec plus de 30 % de femmes parmi les nouveaux chefs d'établissement nommés. »Amadou Kande - Directeur adjoint, Direction des ressources humaines, Côte d’IvoireCet engagement s'inscrit dans le prolongement de plus d'une décennie de réformes reconnaissant le rôle central des chefs d'établissement dans l'amélioration du système éducatif (PSE 2016–2025, EGENA 2021).Le Pacte de partenariat de la Côte d’Ivoire pour la période 2024–2029 est allé plus loin en intégrant l’égalité des genres aux postes de direction comme levier de transformation du système. En 2026, le gouvernement a mené un dialogue stratégique avec les acteurs du secteur de l’éducation, consolidant ainsi les acquis en matière d’égalité des genres et ancrant durablement les questions de genre au sein du système éducatif du pays.Ces réformes sont mises en œuvre par le biais du Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base, qui s’attaque aux obstacles, aux politiques et au renforcement des capacités, ainsi que du Programme de renforcement du système éducatif de base (PRSEB), qui suit les progrès en matière d’égalité professionnelle. Ce dernier est financé en partie par le GPE grâce à un financement de 22 millions de dollars au titre de l’Accélérateur de l’éducation des filles et à un financement de 55 millions de dollars au titre du fonds à effet multiplicateur, avec le soutien de la Banque mondiale pour la mise en œuvre.Un principe directeur sous-tend ces réformes : l'augmentation du nombre de femmes occupant des postes de direction doit s'accompagner de mesures visant à soutenir durablement ces femmes dans leurs fonctions.« Soutenir le leadership des femmes n’est pas seulement une question d’égalité. C’est un levier stratégique pour améliorer durablement la qualité, l’efficacité et l’équité du système éducatif. »Fatimata Marie Christ Koné - Conseillère technique auprès du ministre et ancienne directrice du lycée Sainte-Marie à Abidjan, Côte d’IvoireDu diagnostic à l'action : soutenir les femmes dirigeantesDans le cadre du Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base, l’IIPE-UNESCO a mené en 2025 une étude afin d’identifier les principaux obstacles à l’accès et à l’exercice des fonctions de direction par les femmes en Côte d’Ivoire. Fondée sur les points de vue de près de 2 000 acteurs du secteur de l’éducation, cette étude a servi de base à l’élaboration d’un plan d’action associant un accompagnement ciblé (formation, mentorat, réseaux) à des ajustements du cadre institutionnel.Les résultats commencent déjà à se faire sentir. « Plus de 250 femmes occupant des postes de direction dans l’enseignement, qu’elles soient déjà en poste ou nouvellement nommées, ont déjà été formées », déclare Yao Ristid N’Da, coordinateur du Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base.En 2026, près de 100 directrices et directrices adjointes d’établissement ont participé à une nouvelle session de formation, dispensée par l’IIPE-UNESCO, comprenant des modules sur le leadership transformateur du genre et la gestion de la résistance au changement. « Il n’est pas rare qu’un collègue homme ait du mal à accepter d’être dirigé par une femme », a expliqué une directrice d’établissement au cours de la formation.« J’ai compris que la résistance fait partie intégrante du processus de changement. Aujourd’hui, je me sens capable de l’anticiper et d’y répondre de manière stratégique plutôt que de simplement la subir. »Léonie Adou - Directrice adjointe, Collège Moderne de Yopougon Sogefiha, Côte d’IvoireCette formation a également contribué à faire évoluer les perceptions concernant le leadership en soi, et elle fera l'objet d'un déploiement à plus grande échelle.« Ce qui a particulièrement marqué les participantes, c’est la dimension relationnelle du leadership. Des compétences telles que l’écoute, l’empathie et le soutien, souvent perçues comme féminines et longtemps sous-estimées, sont en réalité essentielles au bon fonctionnement des établissements scolaires et des administrations responsables de l’éducation. Elles contribuent à instaurer un climat de confiance, à prévenir les conflits et à maintenir les équipes motivées. »Jihane Lamouri - Analyste et planificatrice en matière d'éducation prenant en compte le genre, IIEP-UNESCOL'égalité des genres : une transformation systémiqueQu'il s'agisse de donner aux mères les moyens de soutenir l'éducation des filles ou de renforcer le leadership des femmes à tous les niveaux du système, la Côte d'Ivoire concrétise ses engagements politiques en actions concrètes.Le Programme d’appui à la transformation de l’éducation de base met l’accent sur une transformation à l’échelle du système, en s’attaquant aux problèmes de gouvernance, de gestion des ressources humaines et aux points de blocage institutionnels qui entravent l’amélioration des résultats scolaires, tout en intégrant l’égalité des genres comme principe fondamental, de la conception à la mise en œuvre des programmes.Le Programme de renforcement du système éducatif de base vient compléter ces efforts par un soutien ciblé en faveur des filles — en particulier au niveau secondaire — grâce à des interventions telles que la mise en place de plans individualisés pour les filles menacées de décrochage scolaire et la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive.Ensemble, ces réformes contribuent à maintenir davantage de filles à l’école et à accroître la présence des femmes dans les fonctions d’enseignement, d’administration et de direction à tous les niveaux du système éducatif.Le rêve de Fatima de voir toutes les filles aller à l’école est en train de devenir réalité.Le GPE accompagne la Côte d'Ivoire dans la transformation de son système éducatif, en mettant l'accent sur la réforme prioritaire visant à améliorer l'apprentissage fondamental afin que tous les élèves acquièrent les compétences nécessaires pour réussir pleinement à l'école et au-delà. La Côte d'Ivoire bénéficie de plusieurs financements du GPE qui soutiennent des réformes à travers l'ensemble du système éducatif, conformément au Pacte de partenariat du pays. L'égalité des genres est intégrée dans tous les financements, tandis que l'Accélérateur de l’éducation des filles apporte un soutien ciblé aux filles les plus marginalisées, améliorant ainsi l'accès équitable à l'éducation.Points clésEn Côte d'Ivoire, les filles sont moins nombreuses que les garçons à achever le premier cycle du secondaire, et les femmes sont sous-représentées aux postes de direction dans le secteur de l'éducation.Le gouvernement a fait de l'égalité des genres une priorité, y voyant un levier pour opérer un changement systémique, offrir une éducation de qualité à tous les enfants et contribuer à une société plus prospère.Avec le soutien du GPE et de l'UNESCO, la Côte d'Ivoire donne aux communautés les moyens de soutenir l'éducation des filles tout en formant davantage de femmes à assumer des fonctions de direction dans les établissements scolaires et administratifs du système éducatif.Cet article a été rédigé en collaboration avec l'UNESCO Côte d'Ivoire.Toutes les photos sont de l'UNESCO Côte d'Ivoire/Mayeta Konan
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Histoire
19 septembre 2026
Un outil pour mieux comprendre l'ONU au niveau national : La Côte d’Ivoire, les Nations Unies et la Suisse présentent le Guide pratique du système opérationnel des Nations Unies
La Côte d’Ivoire, les Nations Unies et la Suisse ont réuni ce 18 septembre à Abidjan les principaux acteurs du développement et de la coopération internationale pour présenter la version française du Guide pratique du système opérationnel des Nations Unies et mettre en lumière les expertises et les solutions du Système des Nations Unies au service des priorités nationales.Organisée par le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Système des Nations Unies et l’Ambassade de Suisse en Côte d’Ivoire, cette rencontre a également permis de renforcer le dialogue sur la coopération et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat entre les acteurs nationaux et internationaux.Un outil pour mieux comprendre le système des Nations UniesPublié en 2025 par le Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse, le Guide présente de manière accessible le rôle, l’organisation et les modalités de travail du système opérationnel des Nations Unies au niveau national. Il apporte notamment des repères sur la coordination avec les gouvernements, la programmation, les financements et les différents types de partenariats.« La Côte d’Ivoire est profondément attachée au multilatéralisme et à une coopération internationale fondée sur le dialogue, le partenariat et la recherche de solutions concrètes.», a souligné Mme Nialé Kaba, Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.Poursuivant son propos, la Ministre d’État a insisté sur ce que la Côte d’Ivoire attend concrètement de ce partenariat :« La valeur ajoutée des Nations Unies ne saurait se mesurer au seul volume des financements mobilisés. Elle réside aussi — et peut-être surtout — dans la capacité à mettre en cohérence l’expertise, les données, l’innovation, les financements, les partenariats et le dialogue politique au service d’une ambition nationale. », a-t-elle ajouté.Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’adoption du Plan National de Développement (PND) 2026-2030 et le lancement, en avril dernier, du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD) 2026-2030. Pour rappel, le CCDD articule l’appui du Système des Nations Unies autour de trois priorités : la transformation économique et le développement inclusif ; l’accès équitable aux services sociaux, la protection sociale et la cohésion sociale ; et la résilience environnementale et la gouvernance durable. Dans cette dynamique, le Guide apporte un éclairage complémentaire sur le fonctionnement du système des Nations Unies et sur la manière dont ses différentes entités conjuguent leurs expertises pour accompagner les priorités nationales. Comme l’a souligné Mme Hélène N’Garnim-Ganga, Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d’Ivoire, « À travers ce Cadre, les agences des Nations Unies poursuivront leurs efforts de manière coordonnée afin d’apporter des solutions intégrées aux défis du développement. Cette ambition ne pourra toutefois se concrétiser que grâce à des partenariats solides, innovants et fondés sur la confiance. C’est pourquoi la compréhension du fonctionnement du système des Nations Unies est essentielle. » La Suisse au service d’un multilatéralisme plus efficace À travers ce Guide, la Suisse entend favoriser une meilleure compréhension du système opérationnel des Nations Unies et encourager des partenariats plus stratégiques et orientés vers les résultats.« Les Nations unies constituent la seule plateforme universelle au sein de laquelle les pays s’unissent pour relever les défis planétaires les plus pressants et trouver des solutions. Pour être pleinement efficace, son architecture doit être comprise par l’ensemble de ses partenaires. Avec ce guide, la Suisse souhaite contribuer à renforcer la compréhension mutuelle, faciliter la collaboration et favoriser des partenariats plus stratégiques au service du maintien de la paix, de la promotion du progrès social et de la défense des droits de l’homme », a déclaré S.E.M. Dominique Favre, Ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire.Des solutions au service des priorités nationalesLa rencontre a été complétée par une exposition présentant la contribution des différentes agences des Nations Unies au développement durable en Côte d’Ivoire. Les participants ont ainsi pu découvrir des initiatives et solutions dans les domaines de la transformation économique et du développement inclusif, des services sociaux, du capital humain et de la cohésion sociale, ainsi que de la résilience environnementale et de la gouvernance durable. Cette exposition a également illustré la complémentarité des expertises du Système des Nations Unies et les possibilités de collaboration avec le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, le monde académique et la société civile.La rencontre intervient alors que débute la Semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui réunit à New York les dirigeants du monde entier. Elle souligne, depuis le niveau national, l’importance d’un multilatéralisme capable de fédérer les expertises, les ressources et les partenariats autour de résultats concrets en faveur des populations. À propos du Guide« L’ONU au niveau national : Guide pratique du système opérationnel des Nations Unies » a été publié en 2025 par le Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse. Il vise à faciliter la compréhension du rôle et du fonctionnement opérationnel des Nations Unies au niveau national et à favoriser une coopération plus efficace entre les différents acteurs.
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Histoire
15 septembre 2026
Épargne, crédit et résilience : il faut tout un village
Les parents de Victorine Akoua avaient l’habitude de lire le ciel: ils observaient les nuages, suivaient le rythme des saisons et savaient quand il fallait semer. Elle cultive la même terre qu’eux autrefois, mais elle affirme que les cycles avec lesquels elle a grandi ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Les saisons ont changé. Les pluies ont changé. L’agriculture a changé.Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est le coût des emprunts qui permettent de remédier à ces problèmes. À Aniassué, dans l’est de la Côte d’Ivoire, un prêt classique pouvait faire doubler le montant de la somme à rembourser.«Quand vous empruntiez 10 francs, il fallait en rembourser 20», se souvient Victorine.En Côte d’Ivoire, les agricultrices sont souvent confrontées au double problème des phénomènes climatiques extrêmes et du crédit. Elles ont peu accès à des prêts abordables et, même lorsqu’elles parviennent à en obtenir un, les phénomènes météorologiques extrêmes et l’évolution des régimes pluviométriques peuvent mettre en péril un investissement, voire une récolte entière.La solution apportée aux multiples difficultés associées au changement climatique, à la sécurité alimentaire et à la vulnérabilité économique a consisté à recourir à leurs propres réseaux et ressources sous la forme d’associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).Le projet «Sécurité alimentaire et agriculture: une adaptation accélérée» (SAGA 2) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), mis en œuvre avec le soutien technique et financier du Gouvernement du Québec, promeut des pratiques respectueuses de la biodiversité qui intègrent des connaissances traditionnelles et met en avant le rôle vital des femmes et des jeunes des régions rurales dans la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets.Dans l’Indénié-Djuablin, une région de Côte d’Ivoire, la FAO s’est associée à Carrefour International et à Génération femme du troisième millénaire pour renforcer les AVEC existantes, afin que celles-ci puissent jouer un rôle plus important dans le financement de solutions d’adaptation aux effets du changement climatique dirigées par des femmes.Les membres du groupe d’épargne villageoise mettent ensemble de l’argent de côté et peuvent emprunter à un fonds commun aux conditions convenues par le groupe.«Si nous nous prêtons de l’argent entre nous et que les intérêts nous reviennent, c’est une bonne chose», affirme Victorine.Aujourd’hui, elle est secrétaire d’une AVEC et présidente d’une fédération qui rassemble plusieurs groupes d’Aniassué et des villages environnants. Victorine a elle-même utilisé le système: elle a emprunté 100 000 francs CFA pour cultiver du gombo, des tomates et des poivrons sans intrants chimiques, une étape importante de la transformation de sa ferme, qui deviendra plus durable et plus résiliente.La demande locale de produits cultivés de manière durable lui a permis de vendre ses légumes à des prix plus élevés que les légumes cultivés de manière conventionnelle. Après avoir remboursé le prêt, Victorine a gagné le double du montant qu’elle avait emprunté, tout en conservant une partie de la récolte pour sa famille. L’accès aux financements n’est qu’une partie de l’équation. Les femmes ont également besoin de connaissances et de solutions concrètes pour continuer à produire, compte tenu de l’évolution des conditions climatiques. Elles doivent notamment diversifier leur production, ce qui peut contribuer à réduire leur dépendance à l’égard d’une seule culture ou d’une seule source de revenus lorsque les conditions climatiques deviennent difficiles.Le financement et la formation à l’agriculture durable rendus possibles grâce au projet ont également permis aux femmes d’investir collectivement dans d’autres types d’activités telles que le maraîchage et l’élevage de volailles.
Sonia France Boa et d’autres femmes de l’AVEC d’Aniassué ont eu recours à un emprunt pour créer un champ partagé. Lorsqu’elles vendent leurs produits, une partie des revenus couvre les coûts liés à l’exploitation, tandis qu’une autre partie est épargnée et permet de financer les activités futures du groupe.Pour Sonia, le groupe revêt également une autre signification. En travaillant avec les autres, elle n’est pas seule à faire face aux difficultés de l’agriculture. «Lorsque nous vendons nos produits, nous répartissons les bénéfices en trois parts: une part sert à couvrir les dépenses liées à l’exploitation, une part est versée dans le fonds de l’AVEC et une part revient au groupe», explique-t-elle. «L’AVEC nous a beaucoup aidées parce que les taux d’intérêt ne sont pas élevés. Le groupe fixe ses propres taux», ajoute Sonia.Le soutien dont ont bénéficié Sonia et les femmes avec qui elle travaille a également été de nature pratique. Elles ont appris à produire du compost et des traitements à base de plantes pour leurs cultures. Sonia se souvient avec fierté des résultats qu’elle a constatés sur ses tomates après avoir mis en place ces pratiques durables. En ce qui concerne Victorine, la formation à l’agriculture résiliente a changé sa façon de travailler.«Avant la formation, je pratiquais l’agriculture sans connaître de techniques permettant d’économiser de l’eau. Grâce au paillage et au compost, mes légumes poussent mieux. J’en vends davantage au marché et nous en mangeons aussi à la maison», explique-t-elle. «Mes produits ont un goût différent aussi, ils sont très bons.»
Les effets conjugués du financement et de la formation se manifestent aussi au sein même du foyer de Victorine. Lorsqu’elle apporte des légumes produits de manière durable à la maison, sa famille n’a pas besoin d’en acheter au marché. L’argent économisé peut être consacré à d’autres dépenses liées à la scolarité, à la santé et au foyer. «Nous voulons être autonomes, nous les femmes», affirme-t-elle.D’autres ménages en bénéficient aussi. Ce que les femmes produisent permet de nourrir leurs familles et de subvenir aux besoins de la communauté dans son ensemble.«Nous produisons pour nourrir nos familles, nos sœurs, nos enfants», explique Sonia.Ce qui au départ ne représente que de l’épargne placée dans un fonds commun devient un investissement dans la communauté et un moyen de renforcer les capacités des femmes à accroître leur résilience et à s’adapter elles-mêmes à la crise climatique.Le présent article fait partie d’une série célébrant les agricultrices du monde entier. Des productrices, pêcheuses et éleveuses pastorales aux commerçantes, agronomes ou encore entrepreneuses rurales, toutes sont à l’honneur. L’Année internationale des agricultrices (2026) vise à reconnaître leurs contributions essentielles à la sécurité alimentaire, à la prospérité économique et à l’amélioration de la nutrition et des moyens de subsistance, malgré la lourde charge de travail, les conditions de travail précaires et l’accès inégal aux ressources dont elles pâtissent. Elle promeut une action collective et des investissements ayant pour but l’autonomisation des femmes dans toute leur diversité et la mise en place de systèmes agroalimentaires plus justes, plus inclusifs et plus durables pour tous.
Sonia France Boa et d’autres femmes de l’AVEC d’Aniassué ont eu recours à un emprunt pour créer un champ partagé. Lorsqu’elles vendent leurs produits, une partie des revenus couvre les coûts liés à l’exploitation, tandis qu’une autre partie est épargnée et permet de financer les activités futures du groupe.Pour Sonia, le groupe revêt également une autre signification. En travaillant avec les autres, elle n’est pas seule à faire face aux difficultés de l’agriculture. «Lorsque nous vendons nos produits, nous répartissons les bénéfices en trois parts: une part sert à couvrir les dépenses liées à l’exploitation, une part est versée dans le fonds de l’AVEC et une part revient au groupe», explique-t-elle. «L’AVEC nous a beaucoup aidées parce que les taux d’intérêt ne sont pas élevés. Le groupe fixe ses propres taux», ajoute Sonia.Le soutien dont ont bénéficié Sonia et les femmes avec qui elle travaille a également été de nature pratique. Elles ont appris à produire du compost et des traitements à base de plantes pour leurs cultures. Sonia se souvient avec fierté des résultats qu’elle a constatés sur ses tomates après avoir mis en place ces pratiques durables. En ce qui concerne Victorine, la formation à l’agriculture résiliente a changé sa façon de travailler.«Avant la formation, je pratiquais l’agriculture sans connaître de techniques permettant d’économiser de l’eau. Grâce au paillage et au compost, mes légumes poussent mieux. J’en vends davantage au marché et nous en mangeons aussi à la maison», explique-t-elle. «Mes produits ont un goût différent aussi, ils sont très bons.»
Les effets conjugués du financement et de la formation se manifestent aussi au sein même du foyer de Victorine. Lorsqu’elle apporte des légumes produits de manière durable à la maison, sa famille n’a pas besoin d’en acheter au marché. L’argent économisé peut être consacré à d’autres dépenses liées à la scolarité, à la santé et au foyer. «Nous voulons être autonomes, nous les femmes», affirme-t-elle.D’autres ménages en bénéficient aussi. Ce que les femmes produisent permet de nourrir leurs familles et de subvenir aux besoins de la communauté dans son ensemble.«Nous produisons pour nourrir nos familles, nos sœurs, nos enfants», explique Sonia.Ce qui au départ ne représente que de l’épargne placée dans un fonds commun devient un investissement dans la communauté et un moyen de renforcer les capacités des femmes à accroître leur résilience et à s’adapter elles-mêmes à la crise climatique.Le présent article fait partie d’une série célébrant les agricultrices du monde entier. Des productrices, pêcheuses et éleveuses pastorales aux commerçantes, agronomes ou encore entrepreneuses rurales, toutes sont à l’honneur. L’Année internationale des agricultrices (2026) vise à reconnaître leurs contributions essentielles à la sécurité alimentaire, à la prospérité économique et à l’amélioration de la nutrition et des moyens de subsistance, malgré la lourde charge de travail, les conditions de travail précaires et l’accès inégal aux ressources dont elles pâtissent. Elle promeut une action collective et des investissements ayant pour but l’autonomisation des femmes dans toute leur diversité et la mise en place de systèmes agroalimentaires plus justes, plus inclusifs et plus durables pour tous.
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Publication
07 mai 2026
Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2026-2030
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (CCDD) 2026-2030 constitue la feuille de route du partenariat entre le Gouvernement de la Côte d’Ivoire et le Système des Nations Unies pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Aligné sur le Plan National de Développement 2026-2030, il vise à promouvoir une croissance inclusive, renforcer le capital humain, consolider la cohésion sociale et accélérer la transition écologique.Structuré autour de trois priorités stratégiques, le CCDD soutient la transformation économique et la création d’emplois décents, l’accès équitable aux services essentiels et à la protection sociale, ainsi que la résilience environnementale et la gestion durable des ressources naturelles. Fondé sur le principe de « Ne laisser personne de côté », il accorde une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux populations vulnérables. À travers une approche intégrée et des partenariats renforcés, les Nations Unies accompagneront les ambitions de la Côte d’Ivoire pour bâtir une société plus prospère, inclusive, résiliente et durable à l’horizon 2030.
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Publication
01 juillet 2026
Rapport annuel 2025 des Nations Unies en Côte d'Ivoire
Croissance économique, investissement dans le capital humain, inclusion sociale, résilience climatique et gouvernance : en 2025, les Nations Unies ont continué d’accompagner les transformations engagées par la Côte d’Ivoire afin d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable. Ce rapport annuel retrace les résultats d’une année charnière marquée par l’achèvement du Cadre de coopération 2021-2025. De la sécurité alimentaire à la santé maternelle et infantile, de l’autonomisation des femmes à l’emploi des jeunes, ainsi que de l’adaptation au changement climatique à la modernisation des institutions, les réalisations illustrent l’impact d’une action collective fondée sur le partenariat. Ce rapport annuel met en évidence les avancées réalisées, les défis qui demeurent et les priorités qui guideront le nouveau partenariat entre la Côte d’Ivoire et les Nations Unies pour les cinq prochaines années.
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Histoire
28 avril 2026
Côte d’Ivoire – Nations Unies : un nouveau Cadre de Coopération 2026‑2030 lancé pour accélérer les ODD
Le Gouvernement de la Côte d’Ivoire et le Système des Nations Unies ont officiellement lancé, le 28 avril à Abidjan, le Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2026‑2030, marquant l’entrée dans un nouveau cycle stratégique de partenariat aligné sur les priorités nationales.Signé par le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, et la Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène N’Garnim‑Ganga, en présence de membres du Gouvernement, de partenaires au développement, du secteur privé et de la société civile, ce cadre mobilisera plus d’un milliard de dollars, soit environ 565 milliards de FCFA, dont près de 40 % sont déjà disponibles.Un partenariat recentré sur trois priorités clésL’appui du Système des Nations Unies au développement du pays reposera sur trois priorités stratégiques, alignées sur les piliers du Plan National de Développement 2026‑2030 :- La transformation structurelle de l’économie, avec un accent sur la diversification, l’industrialisation durable et la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes ;- L’accès équitable aux services essentiels, la protection sociale et le renforcement de la cohésion sociale et de la paix ;- La résilience environnementale et la gouvernance durable des ressources naturelles, afin de faire face aux défis climatiques et d’accompagner la transition vers une économie verte.Le CCDD 2026‑2030 s’appuie sur les résultats du précédent cycle de coopération 2021‑2025, qui a notamment contribué à améliorer l’accès à l’éducation et à la santé, à soutenir l’employabilité des jeunes et l’autonomisation économique des femmes, et à renforcer la cohésion sociale et la résilience climatique, y compris dans les zones les plus vulnérables. Une dernière ligne droite vers l’Agenda 2030Dans un contexte international marqué par la contraction des financements et les tensions géopolitiques, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies a souligné l’enjeu décisif de ce nouveau cadre. « Le Cadre de Coopération 2026‑2030 accompagnera la Côte d’Ivoire jusqu’à l’échéance de l’Agenda 2030 et représente notre dernière opportunité collective d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable. En s’appuyant sur des partenariats solides et un alignement fort sur les priorités nationales, il vise à produire des résultats transformationnels et durables pour les populations, en particulier les plus vulnérables », a‑t‑elle déclaré.Tout en saluant les progrès réalisés ces dernières années, elle a rappelé que des défis persistent, notamment en matière d’inégalités, d’accès aux services sociaux de base, d’emploi informel et de pressions climatiques.Un alignement fort sur les priorités nationalesPour sa part, le Ministre du Plan et du Développement a mis en avant la convergence stratégique entre le CCDD 2026‑2030 et les ambitions nationales. « Ce nouveau Cadre établit un engagement commun : consolider durablement la transformation de l’économie et de la société ivoiriennes, avec méthode et exigence », a souligné Dr Souleymane Diarrassouba.Il a indiqué que ce partenariat contribuera à l’atteinte d’objectifs structurants à l’horizon 2030, notamment une croissance économique soutenue, l’amélioration du capital humain, la création d’emplois et une réduction significative du taux de pauvreté.Une approche inclusive et territorialiséeFruit d’un processus participatif ayant associé ministères sectoriels, partenaires techniques et financiers, secteur privé et société civile, le CCDD mettra un accent particulier sur la territorialisation des politiques publiques et l’utilisation accrue des données pour orienter les décisions. L’ambition pour les Nations unies, selon sa Coordonnatrice résidente, est de « passer de projets dispersés à des transformations systémiques, d’interventions sectorielles à des approches intégrées, et de solutions pilotes à des politiques publiques à impact national ».Ce nouveau cycle marque ainsi une étape majeure du partenariat entre la Côte d’Ivoire et les Nations Unies, au service d’une économie plus prospère, plus équitable et plus résiliente à l’horizon 2030.
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Histoire
09 mars 2026
Cartographier pour mieux orienter les politiques agricoles : l’expérience du PADFA en Côte d’Ivoire
Dans de nombreuses zones rurales, les projets agricoles sont encore déployés sans information précise sur la localisation des exploitations, des producteurs ou des infrastructures. Les décisions reposent alors sur des estimations parfois approximatives, ce qui limite l’efficacité des interventions et la capacité à mesurer les résultats sur la durée.Pour répondre à cette difficulté, le Fonds international de développement agricole (FIDA), à travers le Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA), a introduit l’utilisation des systèmes d’information géographique (SIG) pour mieux planifier, orienter et piloter les investissements agricoles en Côte d’Ivoire.La cartographie, un levier pour des décisions plus justes et plus cibléesLes données géospatiales facilitent la compréhension des territoires et contribuent à une meilleure conception des projets agricoles. Elles offrent une localisation précise des zones d’intervention, des bénéficiaires et des infrastructures, ce qui permet d’adapter les appuis techniques et de mieux planifier les besoins.
Lorsqu’elles sont combinées à des données agricoles, climatiques, environnementales et socio‑économiques, elles fournissent une vision globale du territoire et aident à identifier les zones prioritaires. Elles renforcent également l’analyse des risques, améliorent la cohérence des interventions et facilitent la coordination entre acteurs d’une même filière. Une avancée majeure pour la filière mangue en Côte d’IvoireAvant l’introduction des outils de géoréférencement, la filière mangue souffrait d’un manque de données précises. Les superficies cultivées, la localisation des vergers et la répartition des producteurs étaient souvent mal connues, ce qui compliquait la planification des appuis techniques et la traçabilité des productions.Grâce au PADFA, un inventaire géoréférencé a été réalisé dans cinq régions du nord et du centre du pays. Près de 4 000 producteurs ont été identifiés et 4 700 vergers ont été cartographiés, représentant environ 17 700 hectares. Les régions du Poro et du Tchologo concentrent une grande partie de ces superficies.Pour la première fois, la Côte d’Ivoire dispose d’une représentation claire et structurée de l’organisation spatiale de la filière mangue. Cette cartographie devient une base essentielle pour la planification des investissements, la gestion des vergers et l’amélioration de la performance globale de la filière.Des bénéfices concrets pour les producteurs et les territoires rurauxPour les producteurs, la connaissance exacte des superficies facilite la planification des travaux, l’estimation des besoins en intrants et la valorisation des vergers auprès des coopératives ou des acheteurs. Pour les organisations de producteurs et le secteur privé, ces données permettent d’améliorer la traçabilité, d’organiser plus efficacement les circuits de collecte et d’accéder plus facilement aux marchés. Pour les institutions publiques, cette base d’informations devient un outil d’aide à la décision pour identifier les principales zones de production, orienter les investissements et mieux anticiper les besoins de la filière.Accélérer la transformation de la filière mangueAvec une production annuelle estimée entre 150 000 et 180 000 tonnes, la filière mangue présente un potentiel important, mais souffre de pertes post‑récolte pouvant atteindre près d’un tiers de la production. La cartographie précise des zones de production ouvre la voie à une meilleure organisation des circuits de collecte et des traitements post‑récolte, ce qui pourrait réduire les pertes de 15 000 à 25 000 tonnes par an. Elle facilite également la planification d’investissements industriels, et pourrait tripler la part de transformation locale, aujourd’hui estimée à seulement 2 % de la production. Cette évolution renforcerait la compétitivité de la filière et créerait davantage de valeur ajoutée dans les zones rurales.Un outil au service des systèmes alimentaires durablesLa généralisation de la donnée géospatiale s’inscrit pleinement dans la vision du Système des Nations Unies, qui encourage des politiques publiques fondées sur des preuves, une gouvernance agricole plus rigoureuse et une meilleure prise en compte des impacts climatiques. En Côte d’Ivoire, la cartographie agricole ouvre la voie à des investissements mieux ciblés, à une meilleure compétitivité des filières, et à une création de valeur durable dans les communautés rurales.
Lorsqu’elles sont combinées à des données agricoles, climatiques, environnementales et socio‑économiques, elles fournissent une vision globale du territoire et aident à identifier les zones prioritaires. Elles renforcent également l’analyse des risques, améliorent la cohérence des interventions et facilitent la coordination entre acteurs d’une même filière. Une avancée majeure pour la filière mangue en Côte d’IvoireAvant l’introduction des outils de géoréférencement, la filière mangue souffrait d’un manque de données précises. Les superficies cultivées, la localisation des vergers et la répartition des producteurs étaient souvent mal connues, ce qui compliquait la planification des appuis techniques et la traçabilité des productions.Grâce au PADFA, un inventaire géoréférencé a été réalisé dans cinq régions du nord et du centre du pays. Près de 4 000 producteurs ont été identifiés et 4 700 vergers ont été cartographiés, représentant environ 17 700 hectares. Les régions du Poro et du Tchologo concentrent une grande partie de ces superficies.Pour la première fois, la Côte d’Ivoire dispose d’une représentation claire et structurée de l’organisation spatiale de la filière mangue. Cette cartographie devient une base essentielle pour la planification des investissements, la gestion des vergers et l’amélioration de la performance globale de la filière.Des bénéfices concrets pour les producteurs et les territoires rurauxPour les producteurs, la connaissance exacte des superficies facilite la planification des travaux, l’estimation des besoins en intrants et la valorisation des vergers auprès des coopératives ou des acheteurs. Pour les organisations de producteurs et le secteur privé, ces données permettent d’améliorer la traçabilité, d’organiser plus efficacement les circuits de collecte et d’accéder plus facilement aux marchés. Pour les institutions publiques, cette base d’informations devient un outil d’aide à la décision pour identifier les principales zones de production, orienter les investissements et mieux anticiper les besoins de la filière.Accélérer la transformation de la filière mangueAvec une production annuelle estimée entre 150 000 et 180 000 tonnes, la filière mangue présente un potentiel important, mais souffre de pertes post‑récolte pouvant atteindre près d’un tiers de la production. La cartographie précise des zones de production ouvre la voie à une meilleure organisation des circuits de collecte et des traitements post‑récolte, ce qui pourrait réduire les pertes de 15 000 à 25 000 tonnes par an. Elle facilite également la planification d’investissements industriels, et pourrait tripler la part de transformation locale, aujourd’hui estimée à seulement 2 % de la production. Cette évolution renforcerait la compétitivité de la filière et créerait davantage de valeur ajoutée dans les zones rurales.Un outil au service des systèmes alimentaires durablesLa généralisation de la donnée géospatiale s’inscrit pleinement dans la vision du Système des Nations Unies, qui encourage des politiques publiques fondées sur des preuves, une gouvernance agricole plus rigoureuse et une meilleure prise en compte des impacts climatiques. En Côte d’Ivoire, la cartographie agricole ouvre la voie à des investissements mieux ciblés, à une meilleure compétitivité des filières, et à une création de valeur durable dans les communautés rurales.
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Histoire
09 février 2026
Dialogue de haut niveau sur le développement : la Côte d’Ivoire et ses partenaires appellent à des financements mieux alignés pour réussir la mise en œuvre du PND 2026–2030
Des responsables gouvernementaux, des partenaires techniques et financiers, des institutions régionales et les Nations Unies ont appelé à mieux aligner les financements sur les priorités nationales afin d’accélérer la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026–2030. Ce message a été au cœur du Dialogue de haut niveau sur le développement, co‑organisé le 9 février 2026 à Abidjan par le le Système des Nations Unies et le Ministère du Plan et du Développement.La rencontre a placé au centre des échanges le PND 2026–2030, récemment adopté, ainsi que les enseignements de la 4ème Conférence internationale de Séville sur le financement du développement (30 juin-3 juillet 2025), notamment la réforme de l’architecture financière internationale, la diversification des instruments de financement et le renforcement du multilatéralisme au service des Objectifs de développement durable (ODD). Un contexte mondial exigeant qui impose de nouveaux choixLa Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Hélène N’Garnim Ganga, a rappelé que les avancées depuis l’Agenda 2030 restent fragiles, dans un contexte de crises géopolitiques, climatiques et financières.« Dix ans après l’adoption de l’Agenda 2030, les marges de manœuvre se réduisent alors même que les attentes des populations restent élevées », a-t-elle expliqué.
Selon elle, les conclusions de Séville confirment qu’aucun plan national de développement ne peut réussir sans un multilatéralisme efficace et des financements mieux adaptés aux besoins des pays. Le PND 2026–2030 : une ambition structurante pour une nation stable, ambitieuse et solidairePrésentant les orientations du nouveau PND, le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a rappelé l’objectif d’une croissance moyenne de 7,2 % et la volonté de réduire la pauvreté à moins de 20 % d’ici 2030. Le plan projette plus de 114 000 milliards FCFA d’investissements, dont plus de 70 % portés par le secteur privé.Il a insisté sur l’importance d’un financement orienté vers les priorités nationales :« L’enjeu majeur est d’assurer l’alignement des financements des partenaires sur les priorités du PND afin que chaque appui contribue directement aux objectifs définis par le Gouvernement. » Financer autrement : cohérence, innovation et nouvelles approchesLes discussions techniques ont convergé vers un constat : financer autrement implique de repenser l’orientation stratégique des ressources.L’économiste du Bureau de la Coordonnatrice résidente, Bouba Housseini, a souligné que le déficit mondial de financement des ODD s’accroît, porté par l’endettement et la baisse progressive de l’aide publique sur le développement. Il a rappelé les principaux points de l’Engagement de Séville, notamment : • le renforcement de la mobilisation des ressources nationales ; • la réduction du coût de la dette ; • la nécessité de financements innovants ; • l’appel à réformer l’architecture financière internationale. Dans le même esprit, Peter Linnér, de la Fondation Dag Hammarskjöld, a insisté sur le rôle des fonds communs et du UN Funding Compact pour améliorer la prévisibilité, la flexibilité et la cohérence des appuis du Système des Nations Unies. Des mécanismes indispensables pour éviter la fragmentation et renforcer l’alignement avec les priorités nationales.Le Représentant résident de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Gustave Diasso, a, pour sa part, rappelé que la région dispose d’outils financiers robustes — partenariats public‑privé, obligations vertes et sociales, instruments de finance durable — qui peuvent soutenir le financement du PND. Des leviers essentiels pour réussir la mise en œuvre du PNDLes participants — partenaires, secteur privé, diplomates, organisations régionales — ont souligné plusieurs conditions de succès du PND :La stabilité macroéconomique et réglementaire comme fondement de la confiance ;La nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures ;Le rôle central du secteur privé, moteur du PND ;L’importance de la transparence, de la gouvernance et de la digitalisation ;L’intégration transversale du genre, de l’équité territoriale et de la protection sociale. La qualité des échanges a confirmé une conviction partagée : le PND 2026–2030 ne deviendra un véritable levier de transformation que si les financements sont mieux orientés, mieux coordonnés et utilisés de manière plus efficiente. Les participants ont conclu que financer le développement autrement signifie investir de manière plus cohérente, alignée et stratégique sur les priorités nationales, afin d’amplifier l’impact des ressources mobilisées et d’accélérer les progrès vers les ODD.
Selon elle, les conclusions de Séville confirment qu’aucun plan national de développement ne peut réussir sans un multilatéralisme efficace et des financements mieux adaptés aux besoins des pays. Le PND 2026–2030 : une ambition structurante pour une nation stable, ambitieuse et solidairePrésentant les orientations du nouveau PND, le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a rappelé l’objectif d’une croissance moyenne de 7,2 % et la volonté de réduire la pauvreté à moins de 20 % d’ici 2030. Le plan projette plus de 114 000 milliards FCFA d’investissements, dont plus de 70 % portés par le secteur privé.Il a insisté sur l’importance d’un financement orienté vers les priorités nationales :« L’enjeu majeur est d’assurer l’alignement des financements des partenaires sur les priorités du PND afin que chaque appui contribue directement aux objectifs définis par le Gouvernement. » Financer autrement : cohérence, innovation et nouvelles approchesLes discussions techniques ont convergé vers un constat : financer autrement implique de repenser l’orientation stratégique des ressources.L’économiste du Bureau de la Coordonnatrice résidente, Bouba Housseini, a souligné que le déficit mondial de financement des ODD s’accroît, porté par l’endettement et la baisse progressive de l’aide publique sur le développement. Il a rappelé les principaux points de l’Engagement de Séville, notamment : • le renforcement de la mobilisation des ressources nationales ; • la réduction du coût de la dette ; • la nécessité de financements innovants ; • l’appel à réformer l’architecture financière internationale. Dans le même esprit, Peter Linnér, de la Fondation Dag Hammarskjöld, a insisté sur le rôle des fonds communs et du UN Funding Compact pour améliorer la prévisibilité, la flexibilité et la cohérence des appuis du Système des Nations Unies. Des mécanismes indispensables pour éviter la fragmentation et renforcer l’alignement avec les priorités nationales.Le Représentant résident de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Gustave Diasso, a, pour sa part, rappelé que la région dispose d’outils financiers robustes — partenariats public‑privé, obligations vertes et sociales, instruments de finance durable — qui peuvent soutenir le financement du PND. Des leviers essentiels pour réussir la mise en œuvre du PNDLes participants — partenaires, secteur privé, diplomates, organisations régionales — ont souligné plusieurs conditions de succès du PND :La stabilité macroéconomique et réglementaire comme fondement de la confiance ;La nécessité de renforcer la mobilisation des ressources intérieures ;Le rôle central du secteur privé, moteur du PND ;L’importance de la transparence, de la gouvernance et de la digitalisation ;L’intégration transversale du genre, de l’équité territoriale et de la protection sociale. La qualité des échanges a confirmé une conviction partagée : le PND 2026–2030 ne deviendra un véritable levier de transformation que si les financements sont mieux orientés, mieux coordonnés et utilisés de manière plus efficiente. Les participants ont conclu que financer le développement autrement signifie investir de manière plus cohérente, alignée et stratégique sur les priorités nationales, afin d’amplifier l’impact des ressources mobilisées et d’accélérer les progrès vers les ODD.
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Histoire
23 janvier 2026
Le Groupe SIFCA rejoint le Pacte mondial des Nations Unies, une nouvelle avancée dans l'engagement du secteur privé ivoirien en faveur des ODD
L’engagement du secteur privé ivoirien pour la durabilité continue de se renforcer. Le 22 janvier 2026 à Abidjan, le Groupe agro-industriel, SIFCA, a officiellement rejoint le Pacte mondial des Nations Unies, l’initiative phare des Nations Unies destinée à encourager les entreprises à aligner leurs stratégies et leurs opérations sur des principes universels de durabilité, d’éthique et de responsabilité.Cette adhésion s’inscrit dans une dynamique nationale portée par le Système des Nations Unies, qui œuvre à faire du secteur privé un partenaire clé de la transformation durable de la Côte d’Ivoire, en cohérence avec les priorités nationales de développement.Présent dans les filières stratégiques du palmier à huile, de l’hévéa et du sucre, le Groupe SIFCA travaille, selon sa Directrice de la Communication et du Développement Durable, Henriette Billon, "à concilier performance économique, préservation de l’environnement et impact social positif, au bénéfice de ses 33 000 employés, des communautés locales et des régions dans lesquels opèrent ses différentes filiales et sa Fondation". "Cette adhésion traduit notre volonté de renforcer nos pratiques responsables et de contribuer activement à des solutions durables face aux défis climatiques, sociaux et économiques", a insisté le Président du Conseil d’administration, M. Alassane Doumbia. Le Pacte mondial des Nations Unies : un réseau international pour encourager les entreprises à la durabilité Lancé en 2000 à l’initiative de Kofi Annan, alors Secrétaire général des Nations Unies, le Pacte mondial appelle les entreprises à respecter dix principes universels relatifs aux droits humains, aux normes du travail, à la protection de l’environnement et à la lutte contre la corruption, tout en contribuant activement à la réalisation des 17 Objectifs de développement durable. Aujourd’hui, cette initiative rassemble plus de 25 000 entreprises et organisations non commerciales dans 167 pays, et constitue le plus vaste réseau mondial dédié à la durabilité des entreprises. En Afrique, plus de 1 200 entités y participent, illustrant le rôle de plus en plus croissant du secteur privé comme moteur de résilience économique et de développement inclusif.Une dynamique nationale en pleine croissanceEn Côte d’Ivoire, les activités du Pacte mondial ont officiellement démarré en octobre 2023. En l’espace de deux années, le nombre d’entreprises adhérentes est passé de cinq à une quarantaine, signe d’un intérêt croissant du secteur privé ivoirien pour des modèles d’affaires responsables et alignés sur les Objectifs de développement durable - ODD. L’adhésion du Groupe SIFCA consolide cette dynamique et renforce les bases du futur Réseau pays du Pacte mondial en Côte d’Ivoire, dont la mise en place est prévue en 2026. Pour la Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène N’Garnim-Ganga, cette évolution est porteuse d’un message clair : "Intégrer la durabilité dans la stratégie d’entreprise n’est plus seulement un impératif éthique, c’est un choix économique avisé. L’engagement d’entreprises comme le Groupe SIFCA montre que le secteur privé ivoirien peut jouer un rôle clé dans l’atteinte des Objectifs de développement durable. J’encourage toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à rejoindre cette dynamique au sein du Pacte Mondial".Des bénéfices concrets pour les entreprises engagées et un rôle plus structurant du secteur privé dans l’atteinte des ODDAu-delà de l’adhésion formelle, l’adhésion au Pacte mondial offre aux entreprises des avantages stratégiques tangibles. Elle leur permet notamment d’intégrer un réseau mondial qui favorise le partage de bonnes pratiques et le développement de partenariats, d’accéder à l’Académie du Global Compact qui propose des formations de haut niveau sur les enjeux ESG, et de participer à des accélérateurs thématiques dédiés à la mise en œuvre des ODD."Nous sommes honorés d’accueillir le Groupe SIFCA aux côtés d’une quarantaine d’entreprises engagées, dans la dynamique de mise en place du Réseau pays en 2026 », s’est réjoui Dominique Kadja, Directeur-Pays du Pacte mondial en Côte d’Ivoire, avant de poursuivre, « cette adhésion offrira au Groupe SIFCA un cadre structurant pour renforcer son pilotage de la durabilité, communiquer de manière transparente sur ses progrès et contribuer activement aux initiatives de plaidoyer et de transformation portées par le réseau".Dans un contexte marqué notamment par l’urgence climatique, la pression sur les ressources naturelles et les défis liés à l’emploi, les Nations Unies considèrent l’engagement du secteur privé comme un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre des ODD en Côte d’Ivoire. L’exemple du Groupe SIFCA illustre le potentiel des grandes entreprises nationales à jouer un rôle de catalyseur en entraînant les autres entreprises vers des pratiques plus responsables.
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Histoire
08 octobre 2025
Foro : Là où les frontières s'effacent devant la fraternité
Dans le nord de la Côte d'Ivoire, près des frontières du Mali et du Burkina Faso, le village de Foro découvre la force de la solidarité à travers une simulation de crise.Ce matin-là, le calme habituel a cédé la place à une effervescence maîtrisée. Ce qui semblait être un jour ordinaire s'est transformé en exercice grandeur nature, conçu pour tester non seulement les protocoles d'urgence, mais la cohésion même du village.Soro Dramane ajuste sa chemise blanche, calme et concentré, avec l'assurance de quelqu'un qui sait résoudre les problèmes. Retraité et ancien ingénieur commercial, il a trouvé un nouveau sens à sa vie comme président du collectif de développement de Foro. Ce jour-là, il orchestre un exercice sans précédent : la mobilisation de tout le village pour simuler l'arrivée massive de populations déplacées.J'ai organisé une chaîne humaine pour accueillir ces populations », se souvient Dramane avec une satisfaction discrète. « Dès que nos voisins ont eu besoin de nous, ce n'était plus un exercice; c'est devenu du concret.Depuis début 2022, le nord de la Côte d'Ivoire absorbe un afflux important de personnes fuyant les conflits dans les pays voisins. Cette arrivée soudaine, conjuguée aux défis climatiques et sécuritaires, met les communautés hôtes sous pression. Ces simulations sont essentielles pour garantir que chacun sache quoi faire avant, pendant et après une crise.Mais l'impact de cette simulation a dépassé son cadre technique. Ce test des dispositifs de gestion de crise a révélé la capacité de la communauté à réagir rapidement et de manière coordonnée.« Dès que l'alerte est tombée, tout le village s'est mobilisé », explique Dramane. « Les autorités ont réagi sans délai parce qu'elles savaient que nous étions prêts. Ici, la solidarité n'est pas un vain mot ; c'est notre force, même si nous restons vigilants. »Cette vigilance s'explique par une réalité géographique complexe. Foro se trouve à un carrefour stratégique, aux portes du Mali et du Burkina Faso, régions marquées par les tensions et la violence. Derrière son apparente tranquillité, le village occupe la première ligne.La simulation a également transformé les relations avec les forces de sécurité. De simples contacts officiels, elles sont devenues de véritables partenariats.« Nos policiers connaissent maintenant chacun d'entre nous personnellement », dit Dramane. « Nous partageons des repas, nous avons tissé des liens fondés sur le respect et la fraternité. Cette proximité, c'est la simulation qui l'a rendue possible. » Cette transformation reflète une nouvelle approche de la sécurité qui place les relations humaines au cœur d'une paix durable.Pour Dramane, cette expérience dépasse largement le cadre de la gestion de crise : c'est un projet à long terme pour renforcer la résilience des communautés, par-delà les frontières tracées sur les cartes.« Les frontières ne sont que des lignes sur du papier », rappelle-t-il en regardant au loin. « De l'autre côté, ce sont nos frères et sœurs. Nous devons cultiver cette solidarité et la transmettre à nos jeunes, pour qu'ils soient prêts, partout, à s'entraider quand surgiront les difficultés. » La simulation menée à Foro, organisée par l'Organisation internationale pour les migrations en collaboration avec la Commission nationale des frontières, va bien au-delà d'un simple exercice de préparation à l'urgence. Intégrée à l'initiative du Département d'État américain pour le renforcement des frontières nord de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Togo, elle démontre comment les communautés peuvent devenir de véritables acteurs de la sécurité régionale.À une époque où les frontières divisent souvent, Foro trace une autre voie : celle où la préparation et la solidarité transforment la vulnérabilité en force collective. Cet article a été rédigé par Abdoulaye Mamadou SOUKOUNA, Coordonnateur de la communication de l'IBSM, asoukouna@iom.int.
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Communiqué de presse
14 mai 2026
UNOPS renforce les partenariats stratégiques et les opportunités pour les PME en Côte d’Ivoire
L'UNOPS a organisé, les 12 et 13 mai 2026, la première édition du Forum des Possibilités de l’UNOPS en Côte d’Ivoire (UP Forum), réunissant des représentants du Gouvernement ivoirien, des partenaires techniques et financiers, du Système des Nations Unies ainsi que des acteurs du secteur privé local. L’événement visait à renforcer les partenariats stratégiques pour soutenir la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, tout en renforçant les capacités des PME ivoiriennes en matière d’achats responsables et d’accès aux marchés des Nations Unies. Plus de 100 participants, dont plus de 40 femmes entrepreneures, ont pris part aux activités du forum.Organisé une année après la réouverture du bureau de l’UNOPS en Côte d’Ivoire, le forum a permis d’ouvrir un dialogue entre institutions publiques, partenaires du développement et secteur privé autour des opportunités liées au développement durable et à l’inclusion économique. « La présence de l'UNOPS en Côte d'Ivoire est forte d'un partenariat établi lors de la signature d'un accord de siège en 1998, et renforcée par l'ouverture de son bureau en 2025, » a déclaré Silvia Gallo, Directrice du Bureau Multi-Pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest. « Aujourd'hui, on compte 67 fournisseurs de services ivoiriens, et nous souhaitons continuer à renforcer cette dynamique. » La première journée du forum a été marquée par un panel de haut niveau consacré aux synergies entre le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les Nations Unies pour accélérer les Objectifs de développement durable (ODD) en Côte d’Ivoire. « Le Forum des Possibilités de l’UNOPS vise à ouvrir l’accès aux opportunités économiques, à renforcer les capacités des entreprises locales et à leur permettre de participer plus activement aux marchés des Nations Unies, » a souligné Gaël Ollivier, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), au nom de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Anne-Claire Howard, Directrice du Groupe des Achats à l’UNOPS, a rappelé l’importance des achats responsables comme levier de développement : « Les achats publics représentent plus de 29 % du PIB en Côte d’Ivoire. Réalisés avec intentionnalité, ils peuvent soutenir la création d’emplois, le développement des marchés locaux et une croissance plus inclusive ». La deuxième journée a été consacrée à un atelier pratique destiné aux PME et fournisseurs locaux inclusifs, portant sur les processus de passation de marchés de l’UNOPS, les achats responsables et les opportunités d’affaires offertes par les Nations Unies. À travers cette initiative, l’UNOPS réaffirme son engagement à promouvoir des chaînes d’approvisionnement plus inclusives et durables, tout en soutenant le développement du secteur privé local en Côte d’Ivoire.Remarques à l’intention des équipes de rédaction Coordonnées pour la presse : Souhaila Merzougui, Chargée de communication au bureau multi-pays de l’UNOPS pour l’Afrique de l’Ouest souhailam@unops.org.À propos de l’UNOPSL’UNOPS fournit des solutions concrètes dans les domaines du développement durable, de la paix et de la sécurité ainsi que des opérations humanitaires. L’organisation aide le Système des Nations Unies, des gouvernements et d’autres partenaires à gérer des projets, à bâtir des infrastructures durables et à effectuer des achats responsables aux quatre coins du monde. En savoir plus https://www.unops.org/fr/À propos du Forum des Possibilités de l’UNOPS« UP Forum » est une initiative lancée en 2016 à l’UNOPS dans le but de diversifier les fournisseur·euses locaux·ales et renforcer leurs connaissances sur les achats responsables et les plateformes où ils peuvent trouver des opportunités de travailler avec les agences des Nations Unies. En savoir plus https://www.unops.org/fr/business-opportunities/unops-possibilities/unops-possibilities-portal
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Communiqué de presse
21 avril 2026
Le PAM et la KOICA lancent un programme d’alimentation scolaire à base de produits locaux dans le nord de la Côte d’Ivoire
Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, en partenariat avec l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), agissant au nom du Gouvernement de la République de Corée, a officiellement lancé le projet « Promotion de la santé et de la nutrition grâce à l’alimentation scolaire issue de la production locale dans le Nord de la Côte d’Ivoire ». Ce projet structurant vise à améliorer la nutrition et les résultats scolaires des enfants tout en renforçant les systèmes alimentaires locaux dans plusieurs des régions du nord du pays, particulièrement exposées à l’insécurité alimentaire. Le projet est entré dans sa phase opérationnelle le 13 avril 2026, avec le démarrage des activités d'alimentation scolaire dans les écoles ciblées. Les élèves bénéficient désormais de repas scolaires journaliers, nutritifs et préparés à partir de produits locaux, contribuant ainsi à leur bien-être, à leur capacité de concentration et à leurs performances scolaires, tout en créant des débouchés économiques pour les producteurs locaux. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue le 21 avril 2026 à l’école primaire publique de Moroviné dans le département de Korhogo (région du Poro), en présence des principaux partenaires du projet, notamment la Direction des Cantines Scolaires (DCS), l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER), le Programme National de Nutrition (PNN), ainsi que les autorités administratives, traditionnelles et les communautés locales. Le projet est financé à hauteur de 11 millions de dollars américains, dont 9,3 millions investis dans le cadre de l’accord signé en octobre 2025 entre le PAM et la KOICA. En reliant l'alimentation scolaire à l'agriculture locale, cette initiative traduit des engagements stratégiques en actions concrètes et génère des bénéfices durables pour les enfants, leurs familles et les communautés rurales. « Ce partenariat avec la KOICA reflète notre engagement commun à améliorer la nutrition et l’éducation des enfants, tout en renforçant les systèmes alimentaires locaux. En reliant les cantines scolaires à la production agricole locale, nous contribuons à la santé des enfants et à la sécurité alimentaire des communautés », a déclaré Olivia Hantz, Représentante et Directrice Pays du PAM en Côte d'Ivoire. D'ici 2029, l'initiative bénéficiera à près de 50 000 enfants dans 200 écoles publiques primaires situées dans les régions de la Bagoué, du Bounkani, du Poro et du Tchologo. La fourniture régulière de repas scolaires nutritifs contribue à améliorer l'assiduité la rétention scolaire et les résultats d’apprentissage, favorisant le développement global des enfants. Le projet soutiendra également 100 groupements de petits producteurs locaux, majoritairement composés de femmes, à travers des formations pratiques ainsi qu’un n soutien technique et matériel visant à accroître la productivité agricole et la qualité des denrées. En favorisant les achats locaux pour les cantines scolaires, le projet raccourcit les chaînes d’approvisionnement, soutient les moyens de subsistance en milieu rural et renforce la durabilité des systèmes d’alimentation scolaire. Les interventions comprennent par ailleurs l'amélioration de l'accès à l'eau dans les écoles, ainsi que des actions de sensibilisation à l'hygiène, à la santé et à la nutrition auprès des élèves et des communautés, dans le cadre d’une approche intégrée du bien-être scolaire. « En garantissant que les enfants soient bien nourris à l’école, nous investissons directement dans leur santé et leur réussite éducative. En soutenant les groupements de femmes agricultrices et en les connectant aux cantines scolaires, nous créons une économie locale durable où les communautés nourrissent leurs propres enfants », a déclaré M. Kim Sangjun, Directeur Pays de la KOICA en Côte d’Ivoire. Le projet est mis en oeuvre par le PAM en étroite collaboration avec le Gouvernement ivoirien, en partenariat avec les institutions nationales en charge de l’éducation, de l’agriculture, de la nutrition, et de la santé, afin d’assurer son alignement avec les politiques publiques et les priorités nationales. Le PAM soutient les efforts nationaux en matière d’alimentation scolaire en Côte d’Ivoire depuis plus de trois décennies et fournit actuellement des repas à plus de 190 000 enfants dans 833 écoles à travers le pays. S’appuyant sur le soutien de longue date du PAM à l’alimentation scolaire dans le pays, Le lancement de ce partenariat avec la KOICA marque une étape importante dans le renforcement des systèmes nationaux, l’investissement dans le capital humain et la promotion du développement durable au bénéfice des enfants et des communautés du nord de la Côte d’Ivoire. # # # Le Programme alimentaire mondial des Nations unies est la plus grande organisation humanitaire au monde. Elle sauve des vies dans les situations d'urgence et utilise l'aide alimentaire pour favoriser la paix, la stabilité et la prospérité des populations touchées par un conflit, une catastrophe ou les effets du changement climatique. Suivez-nous sur X (anciennement Twitter) via @WFP_Cotedivoire. Pour plus d'informations, veuillez contacter l'adresse électronique suivante : firstname.lastname@wfp.org
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Communiqué de presse
09 décembre 2025
Unis avec la jeunesse contre la corruption : Former l’intégrité de demain
S’appuyant sur la campagne lancée lors de la Journée internationale de lutte contre la corruption 2024, la campagne 2025 continue de mettre en lumière le rôle des jeunes garants de l’intégrité en tant que porte-parole, sensibilisant le public à la corruption et à son impact sur leurs communautés. Elle donnera la parole aux futurs leaders de l’intégrité qui partageront leurs analyses sur les liens entre crime organisé et corruption, le rôle clé de l’IA et des technologies émergentes, ainsi que le lien entre corruption, paix et sécurité, démontrant ainsi pourquoi la lutte contre la corruption est essentielle à un avenir juste et sûr.La campagne sera en lien avec le message de la onzième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (COSP11), qui se tiendra du 15 au 19 décembre 2025 sur le thème « Former l’intégrité de demain ». Pour plus d’informations, consultez le site www.unodc.org/cosp11. Un kit de communication dédié aux réseaux sociaux sera bientôt disponible.L’assistance technique de l’ONUDC en matière de lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire s’inscrit essentiellement dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la plateforme régionale d’Afrique de l’Ouest et du Sahel adoptée en 2022 pour l’« Accélération de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC)». Autour de celle-ci, 4 thématiques prioritaires ont été identifiées : les enquêtes financières ainsi que le renforcement des services d’enquêtes et de poursuites, le recouvrement des avoirs, la protection des lanceurs d’alerte et le renforcement des systèmes d’intégrité. En parallèle, l’ONUDC accompagne la Haute Autorité pour la Bonne gouvernance (HAGB) et l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Criminels (AGRAC) dans plusieurs projets de réformes (politiques nationales de lutte contre la corruption, le développement de procédures opérationnelles).
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Communiqué de presse
05 décembre 2025
Zones cacaoyères : renforcer l’action communautaire contre les violences basées sur le genre
À l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a intensifié ses actions de sensibilisation dans les régions de l’Agnéby-Tiassa et de La Mé, illustrant son engagement en faveur de systèmes agroalimentaires durables, inclusifs et respectueux des droits humains.Ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet PROMIRE, qui promeut une production cacaoyère sans déforestation tout en intégrant la prévention des violences basées sur le genre et la lutte contre le travail des enfants comme leviers essentiels du développement rural durable.Pendant quatre jours, les communautés rurales d’Aboudé-Mandéké, Boussoukro, Biasso et Mébifon ont pris part à des échanges participatifs axés sur les VBG et le travail des enfants, deux problématiques persistantes dans les zones agroforestières. Menée en collaboration avec les Directions régionales du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, la campagne a permis de sensibiliser 408 personnes, dont 272 femmes, renforçant ainsi la capacité des communautés à prévenir, identifier et signaler les violences.Représentant le Représentant résident de la FAO, Mme Guéi Marie Hortense, assistante chargée de programme, a rappelé que la lutte contre les inégalités de genre et les violences est indissociable de la transformation durable des systèmes alimentaires :« La FAO agit aux côtés des communautés pour prévenir les violences basées sur le genre, protéger les enfants, promouvoir l’égalité et créer des espaces sûrs pour les femmes et les jeunes. C’est une responsabilité collective et un préalable au développement durable. »Les séances de sensibilisation ont permis d’aborder les différentes formes de violences, leurs conséquences sociales, psychologiques et économiques, ainsi que les mécanismes locaux de signalement et de prise en charge, contribuant à lever les tabous et à renforcer la confiance au sein des communautés.À Aboudé-Mandéké, Mme N’Gatta Assahoré Abo Martine, présidente de la coopérative N’Gbossou, témoigne de l’impact immédiat de l’initiative :« Nous avons compris que le silence protège la violence. Aujourd’hui, nous savons comment réagir et vers qui nous tourner pour protéger nos enfants et nous-mêmes. »Un message partagé à Biasso, dans la région de La Mé, où Brou Anne Marie, présidente d’un groupement de femmes, souligne que ces actions donnent aux communautés les outils nécessaires pour prévenir, dénoncer et agir durablement contre les VBG et le travail des enfants.Les autorités coutumières ont également été associées à la mobilisation. Le chef du village d’Aboudé-Mandéké, Nanan Gnangoran, a réaffirmé l’engagement de sa communauté à soutenir toutes les initiatives visant à protéger les populations vulnérables et à renforcer la cohésion sociale.En impliquant étroitement les communautés rurales, les leaders traditionnels et les organisations féminines, la FAO, à travers le projet PROMIRE, contribue à bâtir une riposte communautaire durable contre les violences basées sur le genre et le travail des enfants dans les zones de production cacaoyère, en cohérence avec les Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 5, l’ODD 8 et l’ODD 16.
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Communiqué de presse
28 novembre 2025
16 jours d’activisme : le PAM renforce la prévention des violences faites aux femmes et aux filles en Côte d’Ivoire
Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, le Programme alimentaire mondial (PAM) en Côte d’Ivoire a organisé, le 28 novembre, une session d’échanges réunissant son bureau pays et les équipes des bureaux de terrain de Man, Korhogo et Bondoukou, en présentiel et en ligne.Cette rencontre a permis de renforcer la réflexion collective autour des liens étroits entre insécurité alimentaire, vulnérabilités accrues et risques de violences et d’exploitation, notamment à l’encontre des femmes et des filles. Face à ces défis, le PAM place la prévention des violences basées sur le genre au cœur de ses interventions humanitaires et de développement.Concrètement, le PAM intègre des mesures de protection dans l’ensemble de ses programmes, à travers des distributions organisées dans des conditions sécurisées, des consultations communautaires, des mécanismes de retour d’information et de plainte, ainsi que des partenariats avec des acteurs spécialisés et des campagnes de sensibilisation. Ces actions visent à protéger, autonomiser et soutenir les personnes les plus vulnérables.Ces initiatives contribuent également à renforcer la scolarisation des jeunes filles, à accroître la sensibilisation des communautés et à promouvoir un environnement plus sûr et inclusif. La prévention de toutes les formes de violences, y compris celles liées à l’usage du numérique, demeure une priorité, avec un renforcement continu des mécanismes de protection fondés sur des outils pratiques et adaptés aux contextes locaux.Cette session d’échanges a permis de réaffirmer l’importance de cette démarche au sein du PAM et d’identifier des pistes concrètes pour intensifier davantage les actions de prévention. Elle s’est conclue par un engagement collectif à renforcer la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, en cohérence avec les priorités du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire.À travers ces actions, le PAM réaffirme son engagement à contribuer, aux côtés des autres agences des Nations Unies, à la réalisation des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 2 (Faim zéro), l’ODD 5 (Égalité des sexes) et l’ODD 16 (Paix, justice et institutions efficaces).
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